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Revue de presse – Mai 2018

FTV

 « Emmanuel Macron a encore choisi BFMTV pour sa prochaine intervention télévisée (…) Du côté de France Télévisions, on oscille entre colère et résignation ».

Colère et résignation 
Colère et résignation, deux mots qui peuvent résumer à eux seuls le sentiment des salariés de France Télévisions mais pas parce qu’ils regrettent une interview du Président de la République mais plutôt parce qu’ils aimeraient une expression de leur Présidente. Ce mois de mai a été riche en déclarations et spéculations dans les médias. Tous les médias ou presque parlent de la réforme de l’audiovisuel public. Tous sauf France Télévisions…  

Pourtant « Le verdict est imminent »  croit savoir le Figaro dans son édition du 22 mai. La réforme de l’audiovisuel public serait même dans sa dernière ligne et « le gouvernement va trancher » nous annoncent Marina Alcaraz et Nicolas Madelaine dans les échos.fr. Pour les journalistes du journal économique, « les ultimes arbitrages sont en train de se faire, à Matignon. Le gouvernement – par l’intermédiaire de la ministre de la Culture, appuyée par le Premier ministre – devrait se prononcer dans les prochains jours, sur les grandes orientations sur l’évolution du service public. » Mais, selon eux, il ne faut pas s’attendre à en connaître tous les détails  et notamment les chaines à supprimer ou les économies.

Mais le sujet est bien là. Pierre Dezeraud dans Pure Media ose une estimation « D’ici la fin du quinquennat, l’audiovisuel public devrait subir un coup de rabot dont la fourchette est estimée entre 200 et 500 millions d’euros et qui devrait principalement concerner France Télévisions. (…) D’autres pistes d’économies plus drastiques sont aussi sur la table. La semaine dernière, nos confrères de « L’Opinion » évoquaient notamment une possible fusion de France 4 et France 5 ou encore une suppression de France Ô. » 

Pas d’annonce officielle mais de nombreuses fuites
Un agenda qui semble s’accélérer donc en ce mois de mai après des semaines d’accalmie et les fuites du document du Ministère de la culture CAP 2022 dévoilait dans le Monde en novembre dernier. Un document explosif qui préconisait déjà des pistes-chocs qui finalement ressemblent furieusement à ce qui circule dans la presse ces dernières semaines.

Pour Renaud Revel c’est « Macron qui pousse les feux ». Sur son blog immedias, il nous explique que nous sommes face à un «  chef  de l’état, qui s’impatiente et qui tempête à l’évocation du dossier, exige des efforts immédiats sur le plan de la gestion de ces entreprises. Pour lui, le temps presse ».  Mais voilà, il y a un calendrier législatif à respecter n’en déplaise au pouvoir exécutif. La réforme de l’audiovisuel ne devrait pas pouvoir être votée avant la fin de l’année pour être promulguée début 2019. Mais ce que Jupiter veut !

 Pourquoi tant de haine ?
Renaud Revel dans son analyse n’hésite pas à présenter France Télévisions comme la mal-aimée des entreprises de l’audiovisuel public jusqu’à nous dire que certains PDG « craignent d’avoir à payer pour une maison que Bercy et l’Elysée ont dans leurs viseurs. Bref d’être mis à contribution, alors que le cœur du projet gouvernemental est la reprise en main, le devenir, des chaînes publiques. »

 Résultat : « Ça va tanguer à France Télé » promet le Parisien car pour Carine Didier et Benoit Daragon si « Officiellement donc, la réforme vise à moderniser le service public à l’ère du digital pour séduire davantage de jeunes. (…) tout est reconsidéré : la redevance, la publicité, la gouvernance des groupes publics, le rôle du CSA, la chronologie des médias ». Une réforme de l’audiovisuel comme un prétexte à une remise à plat du système dans sa globalité.

Force est de constater que  cet audiovisuel public critiqué de toutes parts conserve une bonne image auprès des français. En effet, selon un baromètre publié sur le site d’Europe 1 ce mois de mai, « les groupes de l’audiovisuel public ont une bonne image pour 87% des Français (…) Par groupes, Arte récolte 87% et France Télévisions 82%. L’audiovisuel ne serait donc pas la honte de la République. 

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