CSE-siège

RCC : que va-t-il rester ?

La RCC livre sa première fournée avec 286 départs annoncés dont 175 d’ici la fin de cette année au Siège ;  la Direction a pu accélérer son dégraissage, sans réaliser complètement son funeste projet. Et c’est la famille production, fabrication, technologies qui paie le plus lourd tribut, avec pas moins de 133 départs programmés, pour l’essentiel à la Fabrique.

Est-ce à dire qu’à l’heure du numérique, la technique ne serait plus utile ? La Direction envisage-t-elle de recruter des jeunes avec de nouveaux profils, des nouvelles recrues aux compétences rêvées mais sans expérience ?

Car, comme nous l’avons maintes fois répété, la charge de travail repose pour le moment sur les salariés qui restent, et qui sont en surchauffe avec un plan de charge 2019 déjà bien rempli. Et celui de 2020 s’annonce pire encore,comme le révèle la Direction dans ses projections. L’équation « faire plus avec moins » trouve ici sa parfaite illustration, avec des conséquences faciles à imaginer : démotivation, épuisement, surmenage… Verra-t-on un jour une régie fermée durant une semaine en raison d’un trop grand nombre d’arrêts maladies ? L’hypothèse peut paraître exagérée, et pourtant nous tenons ici à alerter une nouvelle fois la Direction, car la hausse des arrêts de travail de courte durée est déjà une réalité. Les salariés sont pour la plupart de bonne volonté mais à force de tirer sur la corde… elle craque.

C’est dans ce contexte déjà difficile au Siège que la Direction a décidé de maintenir son plan de déménagement de France 3 Paris ile de France, et cela malgré les alertes des salariés, des instances et des experts. Non seulement les difficultés ne vont pas s’arranger dans les prochains mois, mais leurs effets délétères vont s’accumuler.

La Direction manquerait-elle d’agilité pour réajuster et adapter rapidement des process qui ne fonctionnent pas ? Entend-elle faire peser sur les salariés des choix financiers dictés de manière cynique par la tutelle, dont on se demande les véritables intentions ?

Car nous parlons ici de la Fabrique, mais ce constat est valable pour d’autres services, d’autres métiers en particulier parmi les PTA et notamment les assistantes administratives.

Il y a fort à parier que c’est la destruction de l’audiovisuel public qui est en marche, et que cela aura inévitablement des répercussions sur chacun des salariés de cette entreprise, quel que soit leur étage.

En serions-nous déjà au « sauve-qui-peut » ? Doit-on interpréter ainsi le message que chacun d’entre nous  a reçu dans sa boite mail, une invitation individuelle à « réfléchir » à son avenir professionnel… mais hors de France télévisions !

Nous à l’UNSA, on choisit de continuer pour défendre ce qui reste. Et ceux qui restent !

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